Réseau de prépas privéUI/UXSaaSFront-end dev2025

PrepaTutor

Une plateforme d’apprentissage sociale pour les classes préparatoires : le cours, l’emploi du temps et la progression, au même endroit pour les élèves, les enseignants et l’administration.

Rôle
Design produit & expérience
Client
Réseau de prépas privé
Durée
3 mois
Domaine
UI/UX · SaaS · Front-end dev

PrepaTutor est une plateforme d’apprentissage pensée pour l’intensité des classes préparatoires. Elle réunit un fil social, des cours en vidéo et des sessions en direct, une messagerie, les notes et une administration académique complète derrière une seule interface, calme, qui s’adapte à six rôles, de l’élève au super-administrateur. J’ai dirigé le design produit et l’expérience sur toutes les surfaces, en clair et en sombre.

01

Le problème

Une prépa avance à un rythme éprouvant, et les outils autour d’elle sont dispersés. Le cours est à un endroit, l’emploi du temps à un autre, les notes sur papier, les annonces dans une conversation de groupe, et le canal parallèle des élèves quelque part que l’établissement ne voit jamais. Rien ne communique, et ceux qui auraient besoin de la vue d’ensemble, l’administration, ne l’ont jamais vraiment.

Le brief tenait en une seule plateforme : celle qu’un élève ouvrirait chaque jour par habitude, sur laquelle un enseignant pourrait animer sa classe, et avec laquelle l’administration pourrait piloter tout l’établissement, sans qu’aucun d’eux ait le sentiment d’utiliser le même outil lourd.

02

La solution

PrepaTutor place trois produits derrière une seule interface : un réseau social où vit une promo, un espace d’apprentissage avec cours en vidéo, sessions en direct et quiz, et une administration académique qui gère les comptes, la structure, les emplois du temps et les bulletins. Ce que chacun voit dépend de son rôle.

Le tout est enveloppé dans un langage visuel unique, un cahier que l’on peut habiller en clair ou en sombre, pour que le fil d’un élève et la console d’un administrateur donnent le sentiment d’un même produit.

Impact

De l’élève au super-administrateur, une seule interface
6 rôles
Un fil social, un espace d’apprentissage et une administration
3 surfaces
Des campus isolés par région, pilotés depuis une seule console
Multi-sites

01Découverte

Avant le moindre écran, une carte de l’établissement

J’ai commencé par la façon dont une prépa fonctionne réellement, parce que c’est là que le produit allait vivre ou mourir. En suivant la circulation de l’information sur une semaine ordinaire, la même image revenait sans cesse : le cours dans un outil, l’emploi du temps sur une feuille, les notes dans des tableurs, les annonces dans une conversation de groupe, et la vraie discussion dans un canal parallèle que l’établissement ne voit jamais. Personne n’avait la vue d’ensemble, et surtout pas l’administration.

Cartographier qui avait besoin de quoi a révélé le problème le plus dur. Six types de personnes allaient vivre dans ce produit, et leurs journées se recoupent à peine : un élève pense en matières et en échéances, un enseignant en classes, un surveillant en présences, l’administration en comptes, en structure et en bulletins. Réglée pour l’un d’eux, la plateforme aurait échoué pour les cinq autres.

Approfondir

Le premier livrable du projet n’a donc pas été un écran mais un tableau : chaque rôle face à chaque surface, avec trois réponses possibles, accès complet, accès limité à son périmètre, ou invisible. L’écrire a forcé les questions difficiles très tôt. Un surveillant voit-il les notes ? Un enseignant voit-il la classe d’un collègue ? Que voit un super-administrateur à travers les sites ? Chaque décision de navigation et de permission prise ensuite remonte à cette carte.

02Cadrage

Un produit qui se comporte comme trois

La carte dessinait une forme. Non pas un produit étiré sur six rôles, mais trois produits derrière une seule ossature : un réseau social où vit la promo, un espace d’apprentissage où se joue le cours, et une administration d’où se pilote l’établissement. L’ossature, navigation, recherche et notifications, est identique pour tous ; ce qu’elle contient s’assemble selon le rôle.

Trois principes sont sortis du cadrage et ont survécu à toutes les revues qui ont suivi. Rejoindre les élèves dans des usages qu’ils connaissent déjà. Faire de la matière l’unité à laquelle tout se rattache. Et laisser le rôle façonner la surface, pour que personne ne porte une interface qui n’est pas la sienne.

Approfondir

L’alternative évidente, des applications séparées par public, a été écartée pour une raison très concrète : une prépa est petite et ses membres franchissent les frontières toute la journée. Un enseignant répond à un élève dans le fil, un responsable donne un cours, un administrateur publie une annonce. Séparer le produit aurait reconstruit exactement les murs que l’établissement voulait voir tomber.

03Exploration

L’accueil aurait pu être trois produits différents

L’écran au plus fort enjeu était le premier après la connexion, parce qu’il décide en silence de ce qu’est la plateforme. Je l’ai exploré dans trois directions : un tableau de bord qui résume votre situation, un portail qui vous oriente vers vos outils, et un fil de réseau qui montre la vie de la promo.

Des parcours sur papier ont vite éliminé les deux premières. Le tableau de bord répond à une question, où en suis-je, que personne ne se pose chaque jour ; c’est l’écran que l’on ouvre quand une échéance tombe, exactement l’usage auquel l’établissement voulait échapper. Le portail était honnête mais creux, un couloir de portes où rien ne retient. Le fil était la seule direction où un élève a une raison de revenir entre deux échéances.

Approfondir

Choisir le fil a ensuite imposé sa propre discipline, parce qu’un fil sans enjeu se dégrade en bruit. L’accueil livré est un fil qui travaille : l’espace de publication en haut, et une colonne à côté qui porte les sessions en direct, l’agenda et les cours à reprendre. Le social d’abord, avec les obligations du jour toujours à un regard.

04Communauté

Concevoir une promo, pas une audience

La couche sociale a demandé le plus d’itérations, parce que son mode d’échec était évident dès le départ : un flux unique pour tout l’établissement, où une question de physique se noie entre les annonces. La structure qui a tenu sépare la conversation par périmètre. Le fil de l’établissement porte la vie et les annonces ; chaque matière a son propre mur où la classe échange dans son contexte.

La messagerie était l’autre bifurcation. Une messagerie autonome aurait affronté de face la conversation de groupe que les élèves ont déjà, et perdu. Placée dans la plateforme, à un clic de partout, elle gagne sur la seule chose qu’un canal parallèle ne peut pas offrir : une ligne directe et en contexte vers un enseignant.

Approfondir

Les profils ferment la boucle. Les publications, les éléments enregistrés et les classes d’appartenance donnent une présence à chaque membre : la promo se lit comme des personnes, pas comme une liste. Les petits signes d’identité, avatars, mentions, réactions, font le travail discret de rendre la participation visible et sûre.

05Apprentissage

Le cours, reconstruit autour de l’attention

La première structure d’une matière empilait tout sous une arborescence de cours, et elle échouait à la question la plus simple qu’un élève pose : où sont mes devoirs ? La version livrée aplatit chaque matière en onglets par couleur, mur, cours, conférences, devoirs, supports, évaluations : la position est toujours à un regard.

Une leçon se joue en vidéo avec son quiz sur la même page, et la progression est suivie pour reprendre un cours exactement là où il s’était arrêté. Le pari est pédagogique : vérifier sa compréhension juste après avoir regardé vaut mieux que découvrir la lacune à la prochaine colle.

Approfondir

Les résultats ont été conçus à partir de l’arithmétique réelle de l’établissement. Une note de prépa est un composite pondéré avec un rang, et la cacher derrière un chiffre unique donnerait le sentiment que la plateforme retient quelque chose. La vue de résultats montre la pondération, chaque composante et le rang, avec l’appréciation de l’enseignant : un bulletin s’explique comme l’établissement le calcule.

06Administration

La salle des machines, conçue comme un produit

L’administration a reçu la même attention de design que les surfaces des élèves, pour une raison simple : si l’équipe ne peut pas piloter l’établissement depuis là, elle retourne aux tableurs et la plateforme meurt de l’intérieur. L’administration est donc un vrai produit : les comptes et les rôles, un constructeur visuel pour la structure académique, les emplois du temps, et des bulletins menés comme un circuit.

Le circuit des bulletins est le cas le plus net de conception d’un processus plutôt que d’un écran. Les notes voyageaient en fichiers, avec tous les risques que cela implique. Ici, un bulletin traverse quatre états, brouillon, transmis, validé, publié, et un élève ne peut jamais voir que le dernier. L’état est visible à chaque étape : la responsabilité n’est jamais ambiguë.

Approfondir

L’échelle a aussi façonné la console. Un administrateur vit dans un site ; un super-administrateur travaille à travers des sites isolés par région, chacun un espace entièrement séparé. Et parce que la console sert quelques fois par trimestre plutôt que chaque jour, elle mise sur la reconnaissance plutôt que la mémoire : une documentation adaptée au rôle explique chaque écran là où il se trouve.

07Système

Un cahier que l’on peut habiller

La question d’identité était de faire qu’un produit scolaire sérieux paraisse appartenir à des élèves de dix-huit ans sans le déguiser en jouet. La voie sûre, l’illustration edtech générique, aurait vieilli en une saison. La direction qui a tenu venait du bureau lui-même : un cahier. Un fond de papier chaud, une réglure discrète, une marge rouge. « École », dit par la structure, sans une seule illustration.

La couleur est un système avec des rôles. Un seul bleu électrique porte chaque action et rien d’autre ; chaque rôle et chaque matière garde une couleur fixe, pour que l’interface reste lisible à mesure qu’elle se remplit. Les deux thèmes partent d’un même socle de fondations, conçus ensemble dès le premier jour : le sombre est un mode natif, pas une inversion après coup.

Approfondir

Le mode sombre a été le test de la métaphore. Le cahier y survit comme texture plutôt que comme blancheur : la réglure et la marge restent, le papier descend vers un presque noir. Une identité qui ne tient qu’en clair est une affiche ; celle-ci devait être un système.

08Bilan

Ce qui a été livré, et ce que cela a tranché

PrepaTutor a été livré comme une seule plateforme portant trois produits, six rôles et deux thèmes, à travers des sites isolés par région. La mesure qui compte le plus pour moi est plus discrète qu’un lancement : la vie officielle de l’établissement et la vie quotidienne de la promo se passent désormais au même endroit, la seule chose que les outils dispersés ne pouvaient pas faire.

La leçon durable tient à l’ordre des choses. La carte des accès et l’exploration de l’accueil, toutes deux réalisées avant le moindre écran soigné, ont fait plus pour la qualité finale que n’importe quelle itération visuelle ensuite. Sur un produit comme celui-ci, le processus n’est pas une charge ; c’est là que le produit se décide vraiment.

Disponible pour quelques missions

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Je m’associe chaque année à un petit nombre d’équipes, sur des produits où le craft est la stratégie. Si c’est votre cas, parlons-en.