Réseau de prépas privéUI/UXSaaSFront-end dev2026

PrepaTutor AI

Une suite d’outils d’IA pour les classes préparatoires : transformer une question en un tableau d’étude qui se ramifie, générer un cours ou un quiz de niveau concours, et voir précisément où chaque élève bloque.

Rôle
Design produit & expérience
Client
Réseau de prépas privé
Durée
8 semaines
Domaine
UI/UX · SaaS · Front-end dev

PrepaTutor AI est le versant « étude » de la plateforme : un ensemble d’outils d’IA derrière une seule interface qui s’adapte au rôle. Un élève transforme ses révisions en un tableau spatial où le tuteur répond par nœuds ; un enseignant génère des cours, des séries d’exercices et des quiz calés sur les vraies filières de prépa, puis suit une classe grâce à une couche d’analyse de la progression. J’ai dirigé le design produit et l’expérience sur chaque outil, en clair et en sombre.

01

Le problème

Un élève de prépa révise contre la montre, et le plus souvent seul. Les outils d’IA à portée répondent dans un seul fil que l’on fait défiler : un sujet qui se ramifie, une question qui en ouvre trois, se replie en une ligne que l’on a perdue le lendemain. Fabriquer de bons supports est tout aussi lourd de l’autre côté : un enseignant construit à la main chaque cours, chaque série d’exercices et chaque quiz, à un niveau qui doit tenir face au concours, et ne découvre qui a décroché qu’au retour des copies.

Le brief tenait en une seule plateforme d’IA pour les deux côtés d’une prépa. Un outil qu’un élève ouvrirait pour comprendre vraiment, pas seulement pour obtenir une réponse, et depuis lequel un enseignant pourrait rédiger et piloter une classe, sans que l’un ou l’autre ait le sentiment d’utiliser un outil différent.

02

La solution

PrepaTutor AI place trois outils derrière un seul lanceur. Les tableaux d’étude transforment le tutorat par IA en une carte, où chaque question, chaque indice et chaque étape résolue est un nœud sur un canevas infini. Un studio de documents génère des cours, des séries d’exercices et des quiz, paramétrés selon la vraie échelle de la prépa et rendus avec de vraies mathématiques. Une couche de progression lit la façon dont les élèves travaillent réellement et la restitue à l’élève, à l’enseignant et à l’établissement. Ce que chacun voit dépend de ses permissions, pas d’un menu.

Les trois sont enveloppés dans un même système chaud : un orange unique pour l’action sur un fond de papier millimétré discret, dessiné en clair et en sombre à partir des mêmes fondations, pour que passer d’un tableau à un document puis à un tableau de bord ne donne jamais l’impression de changer d’application.

Impact

Tableaux d’étude, studio de documents et couche de progression, une interface
3 outils d’IA
Élève, enseignant et administration ne voient que leurs propres outils
Selon le rôle
Cours, séries et quiz calés sur la vraie échelle de la prépa
Niveau concours

01Découverte

Deux versants d’une même horloge

J’ai commencé par observer comment chaque versant d’une prépa utilise réellement l’IA aujourd’hui. Les élèves révisent contre la montre avec des chatbots génériques, et l’échec est structurel : un sujet qui se ramifie, une question qui en ouvre trois, se replie en un seul fil que l’on ne sait plus remonter le lendemain. L’outil répond, mais rien ne s’accumule.

Les enseignants portent l’image inverse de ce poids. Chaque cours, chaque feuille d’exercices et chaque quiz se construit à la main, à un niveau qui doit tenir face au concours, et la seule boucle de retour, ce sont les notes, des semaines plus tard. Les deux versants avaient besoin d’IA, mais pas de la même, et pas dans deux produits séparés.

Approfondir

Deux constats ont cadré tout le reste. D’abord, l’IA générique échoue en prépa non parce que les réponses sont fausses mais parce que le format l’est : réviser est un arbre, et une conversation est une ligne. Ensuite, la plateforme devait servir élève, enseignant, surveillant et administration, dont les outils se recoupent mais dont les permissions ne doivent pas se recouper. Le premier livrable du projet a donc été la grille des outils : quel rôle reçoit quel outil, écrite avant toute interface.

02Cadrage

Un lanceur, pas un tableau de bord

La suite est cadrée comme trois produits derrière une seule ossature : les tableaux d’étude où se passent les révisions, un studio de documents où se fabriquent les supports, et une couche de progression qui lit la façon dont les élèves travaillent réellement. L’ossature est un lanceur : une grille calme d’outils sous un mot d’accueil, coiffée partout de la même barre flottante et vitrée.

Comme chaque outil est un droit et non une entrée de menu, le lanceur montre à chacun exactement ce qu’il peut utiliser, et rien d’autre. Quatre personnes utilisent quatre versions différentes du produit, et chacune voit un produit complet, pas un produit restreint.

Approfondir

Le lanceur lui-même était une décision contre le tableau de bord. Faire atterrir un élève stressé sur un mur de chiffres présente le produit comme un jugement ; le faire atterrir sur une grille calme d’outils le présente comme un bureau. Les chiffres existent, mais on va vers eux, ils ne viennent pas à vous.

03Exploration

Le tuteur aurait pu rester une conversation

La question de design la plus risquée était le tuteur de l’élève. La forme évidente était celle que tout produit d’IA possède déjà : une conversation. J’ai exploré trois directions : le fil que tout le monde connaît, un document vivant qui se réécrit à mesure que l’on demande, et un tableau spatial où chaque échange est un nœud sur un canevas.

Faire passer une vraie séance de révision par chaque forme a tranché. Le fil écrase la ramification : à la troisième relance, le contexte de la deuxième question a disparu en haut de l’écran. Le document vivant cache le chemin : on voit la réponse, jamais comment on y est arrivé. Le tableau était la seule forme où ramifier ne coûte rien et où le chemin du retour reste visible, pour qu’une séance devienne une carte que l’élève embrasse du regard.

Approfondir

Le tableau résout aussi honnêtement la question du contexte. Le tuteur lit la chaîne des nœuds parents comme contexte : ce que le modèle sait est exactement ce que l’élève peut voir sur le chemin vers la racine. Pas de fenêtre cachée, pas de troncature silencieuse : la structure du tableau est la structure de la conversation.

04Étude

Une grammaire pour le tableau

Les premiers tableaux ont validé la direction et révélé son coût : au-delà d’une dizaine de nœuds, une carte de cartes identiques est aussi illisible que le fil qu’elle remplace. La deuxième version a répondu par une grammaire. Chaque nœud a un type, question, explication, indice, exercice, document ou fiche, et chaque type a sa couleur fixe : un tableau dense se lit par sa forme avant le moindre mot.

La carte spatiale a aussi gagné un jumeau linéaire : un panneau de lecture qui parcourt le même fil dans l’ordre, pour les moments où un élève veut être guidé plutôt qu’explorer. Et un espace de travail à onglets regroupe conversations, documents et ressources, pour que le tuteur ait toujours les supports de l’élève à un onglet.

Approfondir

Les tableaux se gardent, ils ne se consomment pas. Chacun conserve une mini-carte vivante de son graphe dans la bibliothèque : une séance de révision est un objet que l’élève retrouve la veille d’une colle, pas une conversation expirée à la fermeture de l’onglet.

05Rédaction

Générer un cours, une série, un quiz

La question de design du studio était la confiance : un enseignant ne donnera pas à ses élèves un support d’IA qu’il ne peut pas assumer. La génération est donc paramétrée par la vraie échelle de la prépa, la filière (MPSI, PCSI, MP, PSI et les autres), le niveau de Sup à Spé étoile, la matière et une difficulté qui grimpe jusqu’au concours, et chaque demande peut porter un PDF de référence. L’invite parle la langue de l’enseignant avant que le modèle n’écrive un mot.

Le résultat s’ouvre dans un éditeur riche avec un assistant à côté, parce que généré est un état de départ, pas un état final. Demandez un autre exemple, un exercice plus difficile ou une démonstration plus courte, et le document se réécrit. Les mathématiques sont rendues en direct et imprimées depuis la page : la formule de l’éditeur est la formule du PDF exporté.

06Analyse

Voir qui bloque, avant l’examen

La couche de progression est née d’une méfiance envers les notes. Une bonne réponse peut être un coup de chance ; une mauvaise peut cacher un travail honnête. Le modèle lit donc le comportement : combien de temps un élève a attendu avant d’ouvrir un indice, s’il a révélé la solution tout de suite, combien de fois il est revenu, à quel point il a dit comprendre. De ce flux, il tire maîtrise, qualité d’apprentissage, autonomie et un indice de difficulté, par élève et par notion.

Les mêmes données se lisent à trois altitudes. Un élève voit sa propre progression et ce qu’il faut travailler ensuite. Un enseignant voit ses classes. Un surveillant voit tout l’établissement comme une matrice de risque avec un fil d’alertes. Et les surfaces d’analyse quittent délibérément l’orange de la marque pour une palette plus sobre, façon application de santé, parce que des chiffres denses demandent du calme, pas de l’énergie.

07Système

Un système chaud, en clair et en sombre

Trois outils qui auraient pu ressembler à trois applications sont tenus ensemble par un seul langage. Un orange chaud unique porte chaque action, Geist compose chaque mot, et un fond de papier millimétré discret donne à la suite un sol studieux sans une seule illustration. Les surfaces sont des cartes vitrées flottant sur cette grille, et tout est dessiné en clair et en sombre à partir d’un seul jeu de fondations : aucun des deux thèmes n’est une arrière-pensée.

La couleur est disciplinée : l’orange ne veut jamais dire que l’action, tandis que les types de nœuds et la couche d’analyse gardent leurs propres palettes fixes, pour qu’une teinte porte toujours un sens. Et quand quelqu’un est perdu, un assistant intégré ne se contente pas de décrire où cliquer : il assombrit la page et découpe un projecteur autour du vrai bouton, sur son propre écran.

08Bilan

Ce qui a été livré, et ce que cela a tranché

PrepaTutor AI a été livré comme trois outils d’IA derrière un seul lanceur sensible au rôle, dessinés en clair et en sombre à partir d’un même socle. Ce que j’en garde, c’est le tableau : donner une structure spatiale à une conversation d’IA a fait plus pour la compréhension que n’importe quel réglage d’invite, parce que cela change ce qu’une séance laisse derrière elle.

L’autre leçon porte sur les surfaces de confiance. Un enseignant fait confiance au studio parce que ses paramètres parlent prépa ; un élève fait confiance au tuteur parce que son contexte est visible sur le canevas ; l’administration fait confiance aux scores parce que la chaîne qui les produit s’explique. Sur un produit d’IA, l’essentiel du travail de design consiste à rendre le système inspectable.

Disponible pour quelques missions

Créons ensemble
quelque chose d’extraordinaire.

Je m’associe chaque année à un petit nombre d’équipes, sur des produits où le craft est la stratégie. Si c’est votre cas, parlons-en.